Notre serment

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9 mai 2012 par wirriyamu2011

« Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie ; il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux.  » Montesquieu

 L’entendement est dépassé dans tout ce qui se passe au Mali. Aujourd’hui, le nord Mali est devenu un territoire ouvert à tous les djihadistes qui le souhaitent. Les pakistanais, les libyens, les algériens et d’autres encore sont en train de venir renforcer les forces occupantes,  qui pour asseoir leur domination doivent d’abord procéder à un équilibre brutal entre la force, la corruption par l’argent et la destruction de ce qui fait l’identité des populations locales.

Il y a toujours eu en Islam cette difficulté profonde entre ceux qui se réclament d’un vrai islam, authentique, originel et non souillé et ceux qui se réclament d’un islam apprivoisé par les populations et qui est plus conforme à leurs réalités. Cet islam, celui pratiqué en Afrique noire peut paraitre différent dans ses expressions mais est, je le dis une fois pour toute, conforme aux fondamentaux. Cet écart de perception entraîne le plus souvent une volonté des détenteurs de l’Islam pur de l’imposer aux autres, y compris par la force et parla violence. Ainsi, les premières victimes de l’islam radical, ce sont les musulmans. Les musulmans du nord Mali étaient respectés dans toute l’Afrique noire pour leur connaissance de la science religieuse, pour leur capacité à comprendre et à expliquerla religion. Etpourtant, c’est à ceux-ci là que des jeunes pakistanais, algériens, mauritaniens qui ont appris l’islam à travers des cassettes vidéo, veulent imposer l’islam. Un vrai cauchemar. Des ignorants qui deviennent savant parce qu’ils ont des armes !

En effet, il est de notoriété publique que les émirs de ces groupes islamiques ne sont pas de fins connaisseurs de la chose religieuse mais des experts en stratégie d’endoctrinement et de lavage de cerveau. En tant que tel, ceci explique le recours à la violence d’abord pour imposer ses vues.

Cette situation fait des habitants du nord mali des prisonniers chez eux mais des prisonniers particuliers. Ils sont prisonniers et enterrés vivants. Ils vivent une autre vie dictée par leurs geôliers et totalement différente de la vie qu’ils auraient aimé vivre. Se mettre à leur place est impossible car cette forme d’occupation vise à anéantir ce que l’être humain a de plus digne en lui-même. Des médicaments ne suffiront pas mes frères. Des vivres non plus ne suffiront pas. C’est la liberté qu’il faut apporter au nord. La liberté des âmes et des esprits.

Une fois qu’on a dressé ce tableau, somme toute assez inquiétant, on devrait se tourner vers le pouvoir de Bamako et voici ce qu’on aurait pu y voir : un pouvoir légitime libre de ses actions, une armée soudée et unie, une population solidaire tournée vers la reconquête de son territoire, une CEDEAO l’arme au pied prête à intervenir pour aider le Mali. Rien de tout cela n’est visible. Pendant longtemps, ils nous ont fait le coup de « on se prépare mais c’est des secrets militaires et on ne peut pas en parler » maintenant et selon Sanogo, on nous jure que « le moral de la troupe est au plus haut ». Vraiment ? Oui vraiment je vous l’assure.

Il semble que le fait de ne pas défendre l’Etat du mali soit un choix et qu’il y ait une sorte de trahison tacite et collective de ce pays : les dirigeants eux même (CNRDRE qui est incapable de respecter ses engagements politiques), le gouvernement qui passe son temps à suivre les positions du CNRDRE , notamment sur les affaires de justices qui divisent les maliens (en bons et mauvais maliens, en patriotes et pas patriotes, en pro ATT et anti ATT, en hommes politiques et pas politiques), la CEDEAO qui fanfaronne (avec la complicité des médias internationaux genre « nous sommes fermes ») mais qui n’arrive à aucun résultat concret pour les maliens.  Quant au reste de la communauté internationale et aux voisins du Mali, ils regardent faire sans même détourner les yeux. Mais qui pourraient oser le leur reprocher vu l’inaction dans laquelle sont plongées les autorités maliennes ?

Le sort du mali dépend de ses enfants. A eux de se ressaisir et de mettre fin aux divisions qui nous conduisent à multiplier les règlements de comptes qui sont devenu le pain quotidien à Bamako. Encore ce matin, un article faisait référence aux règlements de comptes probables entre la nouvelles équipe de C.M. Diarra et celle de ATT (Journal l’indicateur du renouveau du 9 mai : Sidi Sosso-Malick Coulibaly : L’heure de la vengeance a-t-elle sonné ?).

Par la guerre ou par la négociation, il nous faut faire le serment que le nord ne sera pas abandonné aux mains des barbares  qui viennent y semer la discorde etla peur. Ceserment nous le faisons car nous croyons en ce pays, en ces populations, en leur vaillance et surtout en l’esprit d’union qui, malgré tout, les anime. Nos dirigeants nous rejoindront ils dans ce serment ? A l’heure où ces lignes sont écrites, rien n’est moins sûr! 

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